L’activité physique en entreprise : Ce qu’il faut savoir! - 18 juin 2019

De plus en plus d’employeurs incitent leurs employés à bouger davantage. Activités remboursables, design actif, comité de santé et du mieux-être,
salle d’entraînement, etc.

L’importance de l’activité physique n’est plus à démontrer, et les entreprises peuvent contribuer à la santé de leurs employés. Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, ce sont 52 % des Québécois âgés de 15 ans et plus qui atteignent le niveau recommandé d’activité physique. Bref,
52 % se disent « actifs » ou « moyennement actifs ».

D’autres statistiques révélatrices viennent appuyer le besoin, pour les employeurs, de s’impliquer dans la santé et le mieux-être de leurs employés. Selon le Journal de Montréal, l’obésité augmente et touche près du tiers de la population canadienne. Tout en promouvant une saine alimentation, les employeurs peuvent développer certains incitatifs (centre de conditionnement en entreprise, horaire variable, club de marche, etc.) pour encourager leurs employés à bouger plus.

Comme la santé et le mieux-être sont une responsabilité partagée, les employeurs peuvent aider leurs employés en leur offrant un environnement favorable à la prise en charge de leur santé ainsi que des activités pouvant les inciter à passer à l’action. Ceux-ci profiteraient, par exemple, d’installations en entreprise, non seulement pour garder la forme, mais casser la routine professionnelle, un gage de santé psychologique.

Tout le monde est gagnant quand une entreprise prend à cœur la santé et la sécurité de ses travailleurs. L’employeur bénéficie d’employés productifs et efficients et l’employé, lui, est plus en santé et dynamique autant au travail qu’à la maison.

SST : Responsabilités partagées

Mais qu’en est-il du niveau de responsabilité de l’employeur, d’une part, et des utilisateurs, d’autre part, si une salle d’entraînement voit le jour au sein même de l’entreprise?

En matière de SST, quels sont les éléments à considérer? Voici donc quelques suggestions entourant la responsabilité des entreprises :

 Voici maintenant des suggestions entourant la responsabilité des utilisateurs :

Et si un événement accidentel survenait?

Une blessure dans la salle d’entraînement présente dans les locaux de l’employeur constitue-t-elle un accident du travail? Pour qu’il soit déclaré comme tel, l’événement doit s’être déroulé par le fait ou à l’occasion du travail. À cette fin, toute procédure doit être claire pour éviter une situation fâcheuse ou des mésententes.

Voici ce que l’article 28 de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles mentionne à ce sujet : « Une blessure qui arrive sur les lieux du travail alors que le travailleur est à son travail est présumée une lésion professionnelle. »

Une note provenant de notre partenaire d’affaires Langlois avocats clarifie les choses en matière d’entraînement physique : « Le cœur du débat sur la qualification d’une blessure survenue lors d’une séance de conditionnement physique reposera, pour la plupart des cas, sur l’interprétation de l’expression “par le fait ou à l’occasion de son travail”. »

C’est pourquoi, si un employé se blesse pendant une séance d’entraînement sur les lieux du travail, il faut valider les éléments suivants :

Par exemple, un pompier qui doit obligatoirement s’entraîner à effectuer des activités précises (musculation, course, etc.) à la demande de son employeur sur ses heures de disponibilité, et ce, pour s’assurer qu’il accomplit ses tâches de travail avec succès, s’il se blesse, sa blessure pourrait être reconnue comme un accident du travail. Par contre, un employé de bureau, qui s’entraîne sur son heure de dîner non rémunérée, pour son propre bénéfice, ne pourrait pas être reconnu comme ayant subi une lésion professionnelle.

En sommes, s’il est « démontré que l’employeur a mis en place les précautions nécessaires pour prévenir les accidents », « le seul fait que l’activité se déroule dans le centre d’activité physique qui est sur le lieu de travail […] ne suffira pas pour en faire une activité dite à l’occasion du travail. »

Avant d’aménager une salle ou un centre de conditionnement physique sur le lieu de travail, les employeurs doivent, en amont, bien s’informer des risques présents. Par après, ils doivent communiquer toutes les informations essentielles à leurs employés, et ce, en toute transparence.

Prêcher par l’exemple : Novo SST

Comme gestionnaire de mutuelles de prévention, Novo SST prêche par l’exemple en offrant à ses employés, entre autres choses, une salle d’entraînement dans chacun de ses bureaux (Québec et Longueuil). De plus, il leur donne accès gratuitement à une plate-forme permettant la consultation d’une très bonne variété de programmes d’entraînement en ligne.

Le rythme effréné de la vie en général et de la vie personnelle en particulier laisse moins ou peu de place à l’activité physique. Mettre à la disposition des employés un lieu pour qu’ils puissent bouger est important pour Novo SST. Avant ou après le travail, mais surtout le midi pour la majorité, c’est un moment au cours duquel, sans devoir sortir du lieu de travail, une salle d’entraînement leur est facilement accessible.

Évoluant dans un secteur d’activité de niche (santé et sécurité du travail), Novo SST mise énormément sur l’épanouissement physique et psychologique de son personnel pour asseoir sa crédibilité et sa notoriété dans le domaine.

Novo SST prend les grands moyens – il y met tous ses efforts – afin que son personnel maintienne un équilibre et une conciliation
travail/vie personnelle et familiale saine. Pour l’entreprise, il est de la responsabilité de chacun des employés de se maintenir en bonne santé, mais également de la sienne.

Toutes les avancées de Novo SST, grâce à ses politiques internes en santé et mieux-être, ont porté leurs fruits : l’entreprise a reçu, en fin d’année 2018, la certification « Entreprise en santé – Élite ».

Sources :

Les Affaires, « Être Novo : Faire bouger les employés rapporte », [En ligne], 3 mai 2018. [lesaffaires.com/dossiers-partenaires/sante-et-securite--prevenir-pour-economiser/etre-novo--faire-bouger-les-employes-rapporte/602158] (Consulté le 7 janvier 2019).

Gouvernement du Québec, « L’activité physique en quelques chiffres », [En ligne], mis à jour le 2 novembre 2018. [legisquebec.gouv.qc.ca/fr/showdoc/cs/A-3.001] (Consulté le 8 janvier 2019).

Le Journal de Montréal, « L’obésité augmente même si on consomme moins de sucre », [En ligne], 27 novembre 2018. [journaldemontreal.com/2018/11/27/lobesite-augmente-meme-si-on-consomme-moins-de-sucre] (Consulté le 8 janvier 2019).

Travail et santé, « Activité physique en entreprise, une responsabilité partagée », décembre 2018, vol. 34 no 4, p. 4 et 5.


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