Jeunes travailleurs : Comment les protéger? | 12 mai 2021

Mis à jour le 12 mai 2021
Publié le 27 avril 2017

L’arrivée du printemps est, pour un bon nombre de jeunes, le moment idéal de décrocher un emploi pour la période estivale. Ces quelques mois sans avoir à fréquenter l’école sont idéals pour remplir leur tirelire. Très avides d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences, ils optent la plupart du temps pour un nouvel emploi.

Ce changement de tâches expose les jeunes travailleurs à de nouveaux risques et dangers. Très vulnérables, ils sont les plus touchés par les accidents de travail. En 2015 seulement, on a compté plus de 10 000 lésions professionnelles chez les 24 ans ou moins selon la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

« Entre 2009 et 2018, il y a eu une diminution de plus de 9 % des lésions chez les 24 ans ou moins. Cependant, le nombre de lésions est à la hausse depuis 2016. En 2018, plus d’une lésion sur dix se produit chez les jeunes, soit plus de 11 300 lésions », selon la CNESST.

Les jeunes travailleurs à l’emploi

Que font-ils?

Selon le Portrait des jeunes travailleurs de 24 ans ou moins – Année 2018 de la CNESST, les lésions survenues durant les gros mois d’été de travail – juillet et août – sont respectivement de 16 % et 14 % du total des lésions. Fait à noter : la moyenne des 10 autres mois est de 10 % chez ce groupe d’âge. Cela dit, les 24 ans et moins représentent tout près de 14,5 % de la population active au cours de la saison estivale, soit de mai à août. La majorité d’entre eux travaillent dans les secteurs commercial, de l’hébergement, de la restauration, de la fabrication, des soins de santé et de l’assistance sociale. Ils sont plus nombreux dans le secteur du commerce, mais se blessent davantage dans le secteur de la fabrication.

Pourquoi les jeunes travailleurs sont-ils les plus touchés?

Comment les protéger?

Tout d’abord, pour s’assurer de procurer aux jeunes travailleurs une protection adéquate, l’employeur doit connaître les risques liés à l’emploi et être en mesure de les contrôler. Selon l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST), il est dans l’obligation de protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique du travailleur.

L’intégration d’un jeune travailleur à un nouvel emploi se réalise en trois étapes distinctes, soit la formation, l’intégration et l’éducation.

D’abord, toutes les directives nécessaires pour accomplir les tâches de manière efficace et sécuritaire doivent être transmises au jeune travailleur. Une formation pertinente évitera des frais inutiles et des pertes de temps, augmentera la productivité de ce dernier et le motivera.

De plus, l’éducation à l’emploi est très importante afin de contrôler les risques. L’implantation d’une culture SST est primordiale pour réduire le nombre d’accidents du travail chez les 24 ans et moins. Pour ce faire, l’employeur doit acquérir la confiance des jeunes et ainsi les inciter à poser des questions.

Finalement, en comparaison avec un travailleur expérimenté, il faudra prévoir plus de temps pour l’intégration d’un jeune travailleur sur le marché du travail. Ce dernier nécessite plus de surveillance. Le jumelage avec un travailleur expérimenté est une stratégie payante. À titre de mentor, celui-ci a pour rôle de vérifier que le jeune maîtrise et comprend ses tâches et de répondre à ses questions.

Bref, l’arrivée d’un jeune travailleur à l’emploi est plus complexe qu’on pourrait le penser. Cependant, l’application de ces trois étapes permet un meilleur contrôle des risques.

La CNESST est là pour aider les employeurs

Jeunes et nouveaux : bien les intégrer

Pour toutes questions concernant l’arrivée de jeunes et de nouveaux travailleurs dans votre équipe, joignez votre conseiller en prévention. Ce dernier pourra vous assister dans leur intégration et vous proposer des formations adaptées à vos besoins.

Comme écrit plus haut, de 2009 à 2018, une diminution de 9 % des lésions est survenue chez les 24 ans ou moins, malgré une augmentation depuis 2016. C’est la preuve, à la fois, que les employeurs sont davantage conscients des risques dans leur entreprise et qu’ils doivent poursuivre les efforts de prévention.

Le simple fait de suivre l’intégration d’un jeune travailleur en trois étapes, soit la formation, l’intégration et l’éducation, pourra réduire davantage le nombre de lésions chez les 24 ans et moins.

Sources :

Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). « Portrait des jeunes travailleurs de 24 ans et moins – Année 2018 », [En ligne], 31 octobre 2019. [cnesst.gouv.qc.ca/fr/organisation/documentation/formulaires-publications/portrait-jeunes-travailleurs-24-ans-moins-2014] (Consulté le 12 mai 2021)

CNESST. « Plan d’action jeunesse 2017-2019 », [En ligne], 21 juin 2018. [cnesst.gouv.qc.ca/fr/organisation/documentation/formulaires-publications/plan-daction-jeunesse-2017-2019] (Consulté le 12 mai 2021).

CNESST. « Réseau – Formation et supervision des jeunes travailleurs », [En ligne], 1er février 2011. [cnesst.gouv.qc.ca/fr/organisation/documentation/formulaires-publications/reseau-formation-supervision-jeunes-travailleurs] (Consulté le 12 mai 2021).

CNESST, « Étudiantes et étudiants travaillant dans une colonie de vacances », [En ligne], [cnesst.gouv.qc.ca/fr/conditions-travail/statuts-particuliers/etudiantes-etudiants-travaillant-dans-une-colonie] (Consulté le 12 mai 2021).

CNESST, « Travail des jeunes », [En ligne], [cnesst.gouv.qc.ca/fr/conditions-travail/horaire-travail/travail-jeunes] (Consulté le 12 mai 2021).

CNESST, « Escouade jeunesse », [En ligne], [cnesst.gouv.qc.ca/fr/service-clientele/escouade-jeunesse] (Consulté le 12 mai 2021).


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